Les Montagnes du Silence
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Coproduction
Des trappeurs russes ont probablement abordé le Spitzberg (montagnes pointues) dès le XIVe siècle. La première découverte incontestable fut réalisée par le navigateur néerlandais Willem Barents en 1596.

Dès les XVIIe et XVIIIe siècles, ces îles servirent de base internationale pour la pêche à la baleine. Elles servent également comme base arrière pour de nombreuses expéditions polaires de l’Arctique.

Au début du XXe siècle, des compagnies américaines, anglaises, suédoises, russes et norvégiennes commencèrent l’extraction du charbon.

Le Svalbard fut le théâtre d’une lutte entre le Troisième Reich et les Alliées pour l’implantation de stations météorologiques lors de la seconde guerre mondiale.

Par le traité du Spitzberg du 9 février 1920, la souveraineté norvégienne sur l'archipel a été reconnue et les îles ont été déclarées zone démilitarisée. La Norvège récupéra l'administration du Spitzberg en 1925 qu’elle décida de rebaptiser « Svalbard », pour ne réserver le nom de Spitzberg qu’à l’île principale. Cependant, selon les termes de ce traité, les citoyens de divers pays ont le droit d'exploiter les ressources naturelles "sur un pied d'égalité absolu".

Il fut un temps où la population soviétique du Spitzberg dépassait considérablement la population norvégienne, mais cela n’est plus le cas désormais.

Pendant la dernière décennie du XXe siècle, le tourisme, la recherche scientifique et quelques entreprises de haute technologie (particulièrement les stations relais de satellites) se sont développés.

Un gouverneur nommé par la Norvège, le Sysselmann, basé à Longyearbyen, administre le territoire.

Depuis 2004, le Svalbard est relié par plus de 1400 kilomètres de fibres optiques à la Norvège.

Un important dépôt de semences, le Svalbard Global Seed Vauld (Chambre forte mondiale de graines du Svalbard) est opérationnel depuis février 2008. Capable de résister aux cataclysmes naturels et humains, il doit servir à conserver les semences qui permettront à l’agriculture de s’adapter aux défis imposés par les changements climatiques et les maladies qui peuvent anéantir les récoltes.
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